Healthy is the new beauty

(Si toi aussi tu penses encore que minceur rime avec bonne santé, cet article est pour toi ! )

Le titre de cet article vous fait penser à celui d’un magazine féminin ? Pourtant, le message est totalement contraire aux préceptes de la presse féminine traditionnelle, où il n’est question que de minceur, de « beach body », de trucs et astuces pour consommer le moins de calories possible. Alors, on nous conseille de manger des galettes de riz, des nouilles de konjac, des barres de céréales « diététiques »… mais qui aura l’intelligence de dire que ces aliments ultra-transformés ne contiennent rien, absolument rien d’intéressant d’un point de vue nutritionnel et que ce n’est pas avec du vent que l’on va faire fonctionner la magnifique machine qu’est notre organisme ? C’est pourtant d’une alimentation dense en nutriments que dépendent notre bonne santé mentale et physique !
Et oui, peut-être est-il important de rappeler que notre corps carbure aux lipides, glucides & protéines (de qualité), qui font le boulot grâce à l’action combinée des vitamines, minéraux, acides gras essentiels, acides aminés essentiels, phyto-nutriments et autres fibres. Encore faut-il apporter tous ces nutriments au corps de manière saine et censée.
En effet, toutes les calories ne se valent pas. C’est cela que je reproche à la méthode Weight Watchers qui se focalise sur les calories et non sur la densité nutritionnelle des aliments (ni sur l’index glycémique d’ailleurs !). Une botte de radis et dix grammes de chips à l’ancienne représentent le même nombre de calories (60 kcal) et de « points »… et pourtant leur index glycémique sont à l’opposé l’un de l’autre, donc leur impact sur la satiété, l’énergie et le poids n’auront rien à voir.
Dans un précédent article, je partageais avec vous ma réflexion selon laquelle « les régimes sont complètement dépassés ». Dans la même veine, je voudrais vous expliquer pourquoi minceur ne rime pas forcément avec bonne santé, et pourquoi c’est être en bonne santé qui nous rend avant tout rayonnant, enclenchant un cercle vertueux qui transforme notre mental, notre relation aux autres et à la nature et… notre corps !

Les faux minces, « gros » de l’intérieur

Les gens minces sont-ils forcément en bonne santé ? Bien sûr que non ! La corpulence n’est pas un forcément un signe de bonne santé. L’état de nos organes vitaux, de notre intestin et de son microbiote (ou flore intestinale), du taux de graisses et de sucre dans l’organisme n’est pas visible à l’œil nu.
Celles qui ont la « chance » de manger tout ce qu’elles veulent sans grossir, et dont on croit qu’elles sont « healthy » ne le sont jamais vraiment. Pour deux raisons : de toute évidence, leur corps, nourri de calories vides, souffre de carences. De plus, les graisses corporelles que génère leur alimentation riche en sucre et en mauvaises graisses, pauvre en végétaux, en bonnes graisses et en protéines de qualité, vient se stocker à l’intérieur de leur corps : dans leurs viscères, dans leurs artères. Parfois aussi spécifiquement au niveau abdominal. Cette graisse est bien plus dangereuse que celle qui se stocke dans les fesses et les hanches.
Les dépôts de graisse au niveau de l’abdomen, appelés graisse viscérale ou graisse abdominale, seraient liés à une augmentation des risques de différentes maladies comme le diabète, les troubles du sommeil, les maladies cardiovasculaires et certains cancers. Il ne s’agit pas de la graisse sous-cutanée des poignées d’amour, mais de celle qui se trouve sous les muscles de la paroi abdominale, et qui ne se voit pas toujours.
D’ailleurs certaines personnes d’aspect mince pourraient avoir plus besoin d’un rééquilibrage alimentaire que des personnes avec quelques rondeurs.

Et le mental dans tout ça ?

Une alimentation riche en sucres, en mauvaises graisses et pauvre en nutriments essentiels amène à un déséquilibre du microbiote (flore intestinale), ce qui crée de l’inflammation provoquant des troubles anxieux et dépressifs. Sans compter que 95% de la sérotonine -l’hormone du bonheur- est générée depuis un intestin… en bonne santé.

Quant au régime restrictif, il ne contribue pas non plus à développer un état mental positif : on fait de la nourriture une obsession > cortisol > résistance à l’amaigrissement. La rapport à la nourriture devient conflictuel.
Michel Desmurget, directeur de recherche à l’Inserm spécialisé en neurosciences cognitives et auteur de l’ouvrage L’anti-régime – Maigrir pour de bon (Belin, 2015): «Les gens croient toujours que c’est une question de volonté. Mais la volonté va se fracasser sur la physiologie. C’est un défaut de la structure du régime. Le coupable, c’est celui qui a prescrit le régime en sachant très bien qu’il ne fonctionne pas sur le long terme.» Aussi: « la patience n’est donc pas une option elle est une nécessité physiologique absolue. Si cette idée vous frustre, posez-vous la question : vaut-il mieux réussir en douze mois ou échouer en trois ? »

C’est d’abord le système hormonal qui va être déséquilibré. La ghréline, l’hormone de la faim, et la leptine, l’hormone de la satiété, vont être détraquées. «On va observer une diminution jusqu’à 95% de la concentration de la leptine dans le flux sanguin, poursuit le docteur en neurosciences. Même en mangeant comme un goret, on aura toujours faim et on ne sera jamais à satiété.» Et ce mécanisme est détérioré sur la durée. Une étude menée sur les participants de l’émission de téléréalité The Biggest Loser et dont les résultats sont parus dans la revue Obesity indique ainsi que, «tant que le poids initial n’a pas été restauré, le système ne lâche pas: le niveau de leptine est toujours déprécié, c’est un mécanisme sur le long terme», résume Michel Desmurget.
«Aujourd’hui, il faut que je perde du poids. Et j’ai, pour la première fois, je pense, une approche saine de cette question. Je ne me dis pas “je vais me mettre au régime”, mais “je vais adopter un régime alimentaire plus sain, cuisiner et me faire plaisir, découvrir de nouveaux produits ainsi qu’une façon différente de me nourrir”.»
En conclusion, mange comme si ta vie en dépendait car c’est la cas. Les milliards de cellules qui nous composent puisent leurs ressources dans notre seule alimentation, pour se construire, se renouveler, se démultiplier, se réparer. Il Apparaît alors évident que les nutriments qu’on apporte à notre corps vont être déterminants dans le bon fonctionnement de notre organisme.
Focus on health not on weight !
Une personne remarquable et très inspirante est la naturopathe Irène Grosjean qui, même si un peu extrême (crudivoriste), enseigne le retour au bon sens, à une alimentation brute, vivante. Elle constate qu’il y a vraiment une transformation psychologique, émotionnelle, de toutes les personnes qui ont changé d’alimentation, on change de vie, les maux disparaissent.
Mince ne veut pas dire healthy. Par contre, healthy is the new beauty ! Healthy : être bien dans sa tête, dans sa peau (au sens propre comme au figuré : moins de boutons et peau plus jeune grâce aux nutriments antioxydants), et forcément bien dans son corps car enclenche un cercle vertueux

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